A collective commitment to cleaner air
Review of the workshop to launch the project to deploy air pollution sensors in schools in Senegal

Le 11 mars 2025, s’est tenu à Dakar un atelier décisif marquant le début du projet de déploiement des capteurs de pollution de l’air dans les écoles au Sénégal. Organisé par Kaikai, en collaboration avec divers partenaires institutionnels et académiques, cet événement a réuni des experts, des représentants de l’État, des chercheurs et des enseignants autour d’un enjeu crucial : améliorer la surveillance de la qualité de l’air et sensibiliser les jeunes générations aux dangers de la pollution atmosphérique.

Dans un contexte où la pollution de l’air est un facteur majeur de maladies respiratoires et cardiovasculaires, ce projet vise à renforcer la collecte et l’accessibilité des données environnementales, mais aussi à impliquer activement les écoles dans un programme éducatif et scientifique innovant.

Un atelier fédérateur : objectifs et participants

L’atelier avait pour ambition de :

  • Présenter officiellement le projet et ses objectifs stratégiques.

  • Partager les premières données collectées et leurs implications.

  • Faciliter le dialogue entre les parties prenantes pour assurer une mise en œuvre efficace.

  • Encourager une approche collaborative pour le suivi et l’exploitation des données.

Parmi les participants figuraient des représentants :

  • Du Ministère de l'Environnement (Direction de la Réglementation Environnementale et du Contrôle - DREC)

  • Du Ministère de l'Education Nationale et des Inspections académique de plusieurs régions

  • ANACIM (Agence Nationale de l'Aviation Civile et de la Météorologie),

  • Université Cheikh Anta Diop de Dakar et  Université de Thies

  • Du secteur privé, notamment Sonatel et des experts en environnement et santé publique,

  • Des directeurs et enseignants des établissements scolaires concernés.

Un projet structurant pour la surveillance de la qualité de l’air

Le projet ambitionne de déployer 50 capteurs de pollution à faible coût dans différentes régions du Sénégal. Ces capteurs collecteront des données sur les particules fines (PM2.5, PM10) et d’autres polluants atmosphériques.

Les principaux axes du projet incluent :

  • La sensibilisation des élèves et des enseignants aux effets de la pollution sur la santé et l’environnement.

  • La formation à l'interprétation des données collectées pour mieux comprendre les variations de pollution selon les zones et les saisons.

  • L'ouverture des données aux chercheurs, collectivités et décideurs pour mieux orienter les politiques publiques.

Des premiers capteurs ont déjà été installés dans plusieurs villes, dont Dakar, Pikine, Saint-Louis, Richard Toll, Bargny, Diourbel et Thiès. Ces installations ont permis de détecter des tendances et d’identifier les zones les plus exposées.

Voir la presentation du projet

Les données sont accessibles sur  map.airgradient.com ainsi que portail des données. Contactez nous pour accéder aux données brutes.

Des échanges riches et constructifs : des experts engagés dans l'amélioration de la qualité de l'air
L'atelier a été marqué par des présentations de grande qualité, apportant un éclairage essentiel sur les enjeux et les solutions liés à la pollution de l'air :

  • Aminata Mbow Diokhané : (Cheffe du CGQA ,  Ministère de l'Environnement) Madame Diokhané a ouvert l'atelier en soulignant l'impact de la pollution de l'air chez les enfants, la valeur de sensibiliser les populations à partir des écoles. Elle a également confirmé l'engagement du Ministère de l'Environnement dans ce projet complémentaire aux activités du Centre de Qualité de l'air)

  • André Dioh (Modélisateur CGQA, Ministère de l’Environnement) a présenté les efforts nationaux en matière de gestion de la qualité de l’air. Il a mis en évidence les lacunes du dispositif actuel et souligné l’importance de l’intégration de nouvelles technologies, telles que les capteurs, pour combler ces insuffisances. (Voir la presentation pour plus de détails)

  • Aboubacry Sadikh Niang (Inspecteur d'Académie de Diourbel) a insisté sur le rôle fondamental de l’éducation environnementale. Il a démontré comment les écoles peuvent devenir des espaces clés de sensibilisation, en formant les élèves et en impliquant le grand public dans la lutte contre la pollution de l’air. "La pollution atmosphérique ne connaît pas de frontière !", a-t-il souligné avec justesse, rappelant ainsi que ce combat nous concerne tous, au-delà des divisions géographiques. (Voir la presentation pour plus de détails)

  • Dr Abdou Khadre Ndiaye (Médecin Urgentiste, Hôpital Régional de Matam) a exposé les impacts sanitaires de la pollution de l’air, notamment sur les enfants. Il a détaillé les pathologies respiratoires les plus fréquentes, telles que l’asthme et les bronchites chroniques, tout en partageant des recommandations pour mieux prévenir ces affections. (Voir la presentation pour plus de détails)

  • Mamadou Simina Drame (Enseignant-Chercheur, UCAD)
    a mis en avant les recherches en cours sur la pollution de l’air au Sénégal. Il a présenté les données existantes et exploré les perspectives d’amélioration qu’offre l’installation de capteurs, permettant ainsi une surveillance plus fine et une meilleure compréhension des phénomènes polluants. (Voir la presentation pour plus détails

Un brainstorming collaboratif

Une séance de brainstorming a été animée pour recueillir les idées des participants sur deux thématiques principales dont voici ce qui en est ressorti :

Critères et sites pour le déploiement des capteurs :
  • Présence de sources de pollution (trafic routier, industries, zones urbaines denses, carrières, chantiers en construction).

  • Proximité des écoles avec des infrastructures polluantes.

  • Accessibilité pour la maintenance et alimentation en énergie stable.

  • Zones représentatives de différents contextes environnementaux (zones urbaines, périurbaines et rurales).

  • Sélection de sites permettant une corrélation avec les données météorologiques.

Exploitation et diffusion des données :
  • Partage des données via une plateforme centralisée, accessible en open data.

  • Développement d’outils de visualisation interactifs et accessibles au public.

  • Sensibilisation et formation des enseignants et élèves sur l’interprétation des données.

  • Utilisation de supports pédagogiques pour vulgariser les notions de pollution de l’air.

  • Collaboration avec les collectivités locales pour intégrer les données dans la planification urbaine.

  • Intégration des données dans les décisions politiques et locales.

  • Diffusion des résultats par le biais des médias et des réseaux sociaux.

Constitution du Comité de Suivi

Un comité de suivi (voir la presentation pour plus de détails) a été mis en place pour assurer la continuité du projet. Ses rôles incluent :

  • Le partage des rapports du projet.

  • L'organisation de réunions mensuelles.

  • La gestion d’un groupe d'échange en ligne.

  • L’échange de données pour améliorer leur accessibilité et fiabilité.

  • L’identification des synergies avec d’autres parties prenantes.

Une forte mobilisation et des engagements concrets

Les acteurs présents ont exprimé divers engagements pour soutenir le projet :

  • DREC: Validation des données, validation des sites de déploiement, aide à combler les lacunes de données, diffusion de messages de sensibilisation et recommandations sanitaires, correction des données grâce à la colocalisation des capteurs, centralisation des microcapteurs.

  • ANACIM: Partage des données météorologiques, collaboration dans le choix des sites stratégiques pour l’installation des capteurs.

  • Inspecteurs d'Académie: Accompagnement dans la contractualisation avec le Ministère de l’Éducation Nationale, appui à la sensibilisation des élèves et enseignants, intégration de la thématique de la qualité de l’air dans les formations pédagogiques.

  • Ministère de la Communication, des Télécommunication et du Numérique: Alignement avec la politique nationale d’ouverture des données, soutien à la mise en place de plateformes de diffusion des données.

  • Chercheurs: Appui à l’analyse et exploitation des données, mise en place d’études d’impact, développement d’outils pédagogiques adaptés pour les établissements scolaires.

  • Ecoles et Lycées: Participation active à la sensibilisation et diffusion des informations sur la pollution de l’air, intégration des résultats dans les activités éducatives, implication des clubs scientifiques et écologiques.

  • Sonatel: Mise à disposition d’un service de communication par SMS pour informer la population sur la qualité de l’air, fourniture de connectivité aux capteurs installés.

Conclusion : Une avancée majeure pour la qualité de l’air au Sénégal

L’atelier de lancement a marqué une étape cruciale dans la mise en œuvre de ce projet ambitieux. En combinant innovation technologique, engagement des acteurs et sensibilisation des jeunes générations, il ouvre la voie à une meilleure gestion de la pollution de l’air au Sénégal.

La prochaine phase consistera à étendre le déploiement des capteurs et à renforcer la formation des parties prenantes. Ce projet constitue un modèle de collaboration efficace entre les secteurs public, privé et académique, avec pour objectif final un environnement plus sain pour les générations futures.

Ils ont parlé du projet

Plusieurs médias ont couvert l’atelier assurant une visibilité optimale au projet :

A collective commitment to cleaner air
Mamadou Djigo 20 March, 2025
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